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9 mars 2017

Benchmarking working Europe 2017: Les signes de reprise économique encore menacés

Benchmarking working Europe 2017

Les prévisions économiques pour l'Europe semblent un peu plus optimistes, mais les mesures mises en place par l'UE pour lutter contre la stagnation de la croissance économique et le taux de chômage très élevé en Europe (réformes structurelles dérégulatrices, le plan d'investissement de Juncker et l'assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne) ne sont pas satisfaisantes. Telle est la conclusion du premier chapitre du rapport annuel conjoint CES/ETUI, lancé le 13 mars dernier à Bruxelles, qui analyse l'état de l'Europe du travail.

Comme les années précédentes, le rapport Benchmarking working Europe analyse les politiques de l'Union européenne dans les domaines des politiques macroéconomiques, de l'évolution du marché du travail et des politiques sociales, des salaires et de la négociation collective, du dialogue social et de la participation des travailleurs à l'aide de données statistiques et comparatives tirées de sources institutionnelles.

Le sous-titre du rapport de cette année Surmonter les clivages à travers l'UE  soulève des questions sur l'efficacité des politiques actuelles pour faire face aux divergences économiques et sociales au sein de l'Union européenne.

Voici les principales conclusions du premier chapitre sur les politiques macroéconomiques de l'UE (lire le chapitre intégral pour plus d'analyses et tous les indicateurs statistiques):

  • les indicateurs économiques indiquent une légère augmentation du PIB qui la place, en 2016, à seulement 4,8% au-dessus du pic de 2008. Au cours de cette période, le moteur principal a été la croissance des exportations, laissant l'économie de l'UE plus dépendante de la demande extérieure;
  • la consommation privée reste à peine supérieure au niveau d'avant la crise et l'investissement est nettement inférieur. En outre, la tendance à la convergence du PIB par habitant d'avant la crise n'a pas été rétablie malgré la modeste reprise économique, et ce ne sont pas les politiques actuelles qui changeront cette situation dans un avenir proche;
  • l'assouplissement quantitatif ne semble pas avoir mis fin aux tendances déflationnistes. Le plan Juncker est loin d'être suffisant pour remettre les investissements sur les rails et n'apporte pas de solution aux divergences entre les niveaux économiques et les conditions sociales dans l'ensemble de l'UE;
  • la productivité des ressources a augmenté dans l'UE-28, mais avec des différences marquées entre les États membres;
  • avec la chute des investissements dans l'énergie renouvelable, l'UE est passée de chef de file à traînard dans le domaine du développement de l'énergie propre.

"L'Union européenne est en train de sortir de la crise qui a frappé il y a près de neuf ans, mais elle s'en sort lentement, ne bénéficiant que de changements de politiques mineurs, laissant des clivages profonds au sein même des pays et aussi entre les pays. Une nouvelle approche politique s'impose d'urgence pour permettre d'accroître les investissements et les politiques d'expansion dans les pays qui en ont le plus besoin", a déclaré Martin Myant, chercheur senior à l'ETUI. 

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