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Santé et sécurité

23 % des travailleurs européens considèrent que leur sécurité ou leur santé est menacée à cause de leur travail. Ce chiffre montre que les conditions de travail en Europe ne s’améliorent pas. Malgré la diminution des emplois industriels au profit des emplois de services, l’exposition aux risques physiques classiques — bruit, produits dangereux, port de charges lourdes, etc. — persiste.

Parallèlement, de plus en plus de travailleurs se plaignent de l'influence de leur travail sur leur santé psychologique. Le mal-être au travail peut avoir des conséquences dramatiques, comme en témoigne la vague de suicides qui a touché certaines grandes entreprises françaises ces dernières années.

Les nouveaux modes d'organisation du travail, conjugués à son intensification, ne sont sans doute pas étrangers au maintien des risques traditionnels et à l'émergence de nouveaux risques dans les entreprises. Les syndicats considèrent que cette intensification est la principale cause de l'extension du stress au travail et des troubles musculosquelettiques, dont se plaint plus d'un travailleur sur cinq.

Si ces phénomènes touchent tous les pays, tous les secteurs d’activité et toutes les catégories professionnelles, les moins qualifiés et les travailleurs manuels sont ceux qui paient le plus lourd tribut. En France, par exemple, l'espérance de vie en bonne santé d'un ouvrier de 35 ans est inférieure de dix ans à celle d'un cadre. À l'heure où la tendance est à la prolongation des carrières, on ne peut plus faire l'économie d'un débat sur les conditions de travail et leur impact sur la santé des travailleurs. À travers les dossiers suivants, nous apportons notre contribution à la discussion.

Actualités

Mise en ligne d'une ressource documentaire exceptionnelle sur les conditions de travail au début du XXe siècle

22 juin 2016

L'Union syndicale Solidaires, une confédération syndicale française qui compte quelque 300.000 membres, a récemment mis en ligne des enquêtes sur les conditions de travail et les maladies professionnelles. Parus entre 1907 et 1914 dans le quotidien L'Humanité, ces articles restent d'une étonnante actualité. Ils constituent une source de premier plan pour l'histoire du monde ouvrier et une œuvre journalistique originale.

Perturbateurs endocriniens : la définition de la Commission ne satisfait ni les ONG ni l'industrie

21 juin 2016

Avec deux ans de retard par rapport à ses obligations légales, la Commission européenne a présenté le 15 juin des critères qui permettront d’identifier les perturbateurs endocriniens, ces substances qui dérèglent le système hormonal. Ils se fondent sur une définition établie en 2002 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Tant les organisations de défense de l'environnement et de la santé que l'industrie des pesticides ont critiqué le choix de la Commission, pour des raisons diamétralement opposées.

Un demi-REACH aux États-Unis ?

15 juin 2016

Le 7 juin, le Sénat des États-Unis a approuvé la réforme de la loi sur les substances dangereuses. Avec ce vote, la régulation des substances chimiques sera réformée de façon importante, pour la première fois depuis quatre décennies. Le texte accorde une plus grande attention aux enjeux environnementaux et de santé. Jusqu'alors les critères économiques l'emportaient largement.

Nouveau numéro de HesaMag : Les travailleurs du BTP à l'épreuve du dumping social

15 juin 2016

Le dernier numéro de HesaMag, le périodique de l'ETUI sur la santé et la sécurité au travail, est sorti début juin. Il contient un dossier spécial intitulé : "Les travailleurs du BTP à l'épreuve du dumping social".

Une nouvelle feuille de route de l'UE sur les substances cancérogènes

31 mai 2016

Le 25 mai 2016, six organisations, dont la Confédération européenne des syndicats (CES), ont signé à Amsterdam un Pacte pour une nouvelle "Feuille de route sur les substances cancérogènes". Ce programme d'action volontaire vise à sensibiliser le monde du travail aux risques d'exposition aux cancérigènes, ainsi qu'à échanger des bonnes pratiques. La feuille de route a été adoptée lors d'une conférence organisée par la présidence néerlandaise de l'UE sur la prévention des cancers liés au travail. Esther Lynch, secrétaire confédérale de la CES en charge de la santé et la sécurité au travail, a pris part au débat aux côtés de quatre chercheurs de l'ETUI.

Vidéo

    Health and safety at work: Esther Lynch (ETUC) on priorities and gender challenges

Evénements

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