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27 juin 2019

Dialogue social transatlantique 2019 : quel agenda pour les syndicats européens et américains après les élections européennes et dans le contexte p...

La situation politique en Europe après les récentes élections au Parlement européen et les agendas syndicaux des deux côtés de l'Atlantique ont été les principaux thèmes de la réunion du dialogue social transatlantique organisée cette année par l'Institut syndical européen, l'Institut de recherche économique et sociale de la Fondation Hans Böckler et le Worker Institute of Cornell University.

Le dialogue social transatlantique (DST) constitue une série de réunions annuelles qui rassemblent des chercheurs universitaires et des dirigeants syndicaux des États-Unis et d'Europe ainsi que de la Confédération européenne des syndicats (CES). Ces réunions favorisent une meilleure compréhension des projets de recherche et des besoins actuels des partenaires et ont donné lieu à d'importants partenariats de recherche entre les participants et d'autres organisations.

Le DST 2019 a eu lieu à Bruxelles du 20 au 22 juin. Lors de la séance plénière d'ouverture, des intervenants de haut niveau de la CES, de l'AFL-CIO, du DGB et du groupe des socialistes et des démocrates au Parlement européen ont discuté de la situation politique en Europe après les élections. Luca Visentini, secrétaire général de la CES, s'est félicité du fait que les partis d'extrême droite et nationalistes n'aient pas fait la grande percée qu'ils espéraient et qu'il y ait une large majorité démocratique au sein du Parlement européen. Selon lui, le Parlement européen aura plus d'influence sur les décisions et il serait donc primordial qu'il parvienne à rétablir la confiance dans les institutions européennes, à donner aux travailleurs leur juste part de croissance et à prendre des mesures décisives pour combattre le changement climatique.

Le deuxième jour de la conférence, l’agenda des syndicats dans ce contexte politique en évolution a été discuté. Per Hilmersson, secrétaire général adjoint de la CES, a admis avoir été déçu à la lecture de l'agenda stratégique du Conseil européen présenté la veille à Bruxelles, dans lequel les aspects sociaux n'ont été mentionnés que dans le chapitre consacré au changement climatique. Philippe Pochet, directeur général de l'ETUI, a déclaré à cet égard que les syndicats ont deux options selon lui : soit ils devraient avoir une réflexion renouvelée sur leur position dans une nouvelle social-démocratie avec quelques nuances de vert, soit ils pourraient placer les préoccupations environnementales au centre et adopter un nouveau paradigme de durabilité. Après la pause déjeuner, l'autre secrétaire général adjoint de la CES, Esther Lynch, a fait une présentation sur le dialogue social dans l'UE. Le deuxième jour, la question des sociétés transnationales européennes dans les PECO et aux Etats-Unis a été discutée avec les chercheurs de l'ETUI, Jan Drahokoupil et Jeremy Waddington, parmi les intervenants.

Au cours de la dernière journée, les participants ont échangé leurs expériences sur les leçons tirées des campagnes syndicales pour garantir de bons emplois, une action forte en faveur du climat et une transition juste et efficace. Cette session a examiné comment les syndicats des deux côtés de l'Atlantique s'attaquent au changement climatique et à la nécessité de passer à une économie et à une société à faibles émissions de carbone. Selon Béla Galgóczi, chercheur senior de l'ETUI, la transition est juste une question de " juste partage des charges " et est le seul moyen de parvenir à une société à zéro carbone.

Lien connexe: Worker Institute of Cornell University, Institute of Economic and Social Research of the Hans Böckler Foundation

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