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12 mars 2019

L’ETUI célèbre la journée internationale des droits des femmes

Vendredi 8 mars, les travailleuses et travailleurs de la maison syndicale internationale ont fait grève et écouté des discours pour marquer la journée des droits des femmes. Cette journée est célébrée tous les ans partout dans le monde, pour sensibiliser à la marginalisation politique et économique des femmes.

Partout en Belgique, des femmes ont fait grève de plusieurs façons : grève du travail ; du soin des autres ; des tâches domestiques. Les hommes étaient appelés à afficher leur soutien en se chargeant de ces tâches. Le but de la grève, coordonnée par le Collectif 8 Mars, était de montrer que « quand les femmes s’arrêtent, le monde s’arrête. » À 13 h 30, les membres du personnel de la maison syndicale internationale ont montré leur engagement en quittant leurs postes de travail pour aller écouter les discours sur l’importance de la journée des femmes.

Montserrat Mir, Secrétaire confédérale de la CES, a introduit son discours en déclarant : « nous vivons dans un monde conçu par les hommes », ajoutant que les femmes ne doivent pas attendre le changement, mais se battre pour lui. Concernant les manifestations pour l’égalité des droits partout en Europe, elle a affirmé : « la visibilité des femmes dans la rue est fondamentale à l’approche des élections européennes. »

Sotiria Theodoropoulou, chercheure senior de l’ETUI et Responsable de l'Unité Politiques économiques, sociales et de l'emploi en Europe, a affirmé qu’un certain progrès avait eu lieu, mais s’était limité à quelques domaines et quelques femmes. « À l’ETUI, je n’ai jamais eu besoin de choisir entre ma carrière et le fait de m’occuper de mes enfants. Mais ma coiffeuse, au contraire, est dans l’impossibilité de divorcer parce qu’elle est pauvre. Elle n’a aucune indépendance financière. » Elle a ajouté qu’il fallait que les gens acceptent et normalisent l’égalité de droits au plus tôt, et que, pour arriver à l’égalité de genres, les garçons doivent comprendre que les tâches domestiques sont du devoir autant des hommes que des femmes.

Bernadette Segol, ancienne Secrétaire générale de la CES, a exhorté les militant.e.s à penser au-delà de leurs propres vies en Europe occidentale, et à considérer la détresse des femmes dans les pays en développement. « De nombreuses femmes n’ont tout simplement pas les mêmes droits que nous », a-t-elle affirmé, en dénonçant les horreurs subies par les femmes sous le régime de l’État islamique, ou par les filles au Yémen, mariées de force à l’âge de 10 ans. « Le respect des droits humains est primordial », a-t-elle déclaré, en ajoutant que l’éducation et d’autres services publics devraient être accessibles à toutes les femmes travailleuses de tous les pays. 

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