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24 novembre 2013

A Madrid, l’EduDay met en lumière des alternatives aux politiques d'austérité de l'UE

Le 20 novembre, à l’occasion de la Journée de la formation de l'ETUI (« Eduday »), plus de 100 représentants syndicaux se sont réunis à Madrid pour discuter de l'avenir du mouvement syndical européen et de la menace de l'austérité. Les débats ont porté sur l'impact des politiques d'austérité de l'UE, la menace pour la démocratie européenne et le modèle social de l'UE, ainsi que sur le rôle de la formation syndicale comme instrument clé pour résoudre la crise de l'Europe.

La journée annuelle de débat public Eduday intitulée « Time4SocialEU » a été organisée cette année avec l'aide des syndicats espagnols et a été suivie de deux jours de conférence interne (« Educonf ») sur les priorités de formation de l'ETUI pour les années à venir.

Ulisses Garrido, directeur du département Formation de l'Institut, a entamé l’Eduday en soulignant l'importance de la formation pour le mouvement syndical européen, en particulier en temps de crise. Il a également alerté les participants de la conférence du danger de la montée d’un populisme anti-européen aux prochaines élections européennes.

La secrétaire générale de la CES, Bernadette Ségol, a présenté sa lecture critique de la crise économique en précisant que la crise n'a pas été causée par les travailleurs alors que ce sont eux qui font les frais des mesures d'austérité en raison des attaques directes adressées au modèle social de l'UE. Mais « nous ne pouvons pas simplement dénoncer et critiquer », a-t-elle poursuivi, « c'est pourquoi la CES a travaillé sur un plan alternatif » intitulé plan d’investissement et de relance de l’UE.

Après avoir écouté l'analyse des dirigeants syndicaux espagnols sur la crise de l'austérité dans leur pays, le débat s'est poursuivi avec trois intervenants « externes ».

Maria Helena André, directrice d’ACTRAV, le Bureau des activités pour les travailleurs de l'OIT, a exprimé la nécessité d'une coopération entre les différents organismes de formation pour les travailleurs. Elle a également appelé les syndicats à faire leur « autocritique » en soulignant que les syndicats « n’ont pas été en mesure de travailler suffisamment en collaboration avec les nouveaux mouvements progressistes qui sont à la recherche d'un nouveau modèle de développement économique ».

Bartho Pronk, président du Centre européen pour les travailleurs (EZA), a parlé des expériences pratiques dans la coopération pour les formations des travailleurs et a répondu aux questions de l'auditoire sur le manque de légitimité de la troïka de l'UE.

Pour la Fondation européenne d'études progressistes (FEPS), la chercheuse senior Ania Skrzypek a présenté des idées de la société civile pour un nouveau « contrat social ». Elle s'est également penchée sur les élections de 2014 de l'UE en soulignant le fait que les débats actuels de l'UE « n’ont pas lieu sur ce que les gens veulent vraiment, mais plutôt sur la façon dont les marchés vont réagir ».

L’Eduday s'est terminé par un salon de la formation où les formateurs et les euroformateurs de l’ETUI ont présenté des outils et instruments novateurs qui pourront être utilisés pour les formations futures.

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