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Denmark

3 mars 2017

Danemark : un accord de fin de crise dans l’industrie

Un accord important été présenté, le 12 février 2017, par l’organisation patronale Dansk Industri (DI) et par le cartel CO-industri réunissant neuf organisations syndicales des secteurs industriels (près de 229000 membres).

Conclu pour trois ans, cet accord qualifié « d’historique » par Claus Jensen, le président de CO-Industri, s’applique à près de 6 000 entreprises et à 230000 travailleurs. L’accord prévoit une enveloppe de 200 millions de couronnes danoises (soit environ 26,9 millions d’euros) pour financer des formations au profit : 1° des salariés non qualifiés afin de leur permettre de postuler à des postes qualifiés, 2° des fonctionnaires pour les aider à se reconvertir si leur poste est supprimé 3° des travailleurs ayant des difficultés en lecture et en écriture, et en particulier les dyslexiques. Les formations visées seront principalement diplômantes. L’accord prévoit également que les représentants syndicaux bénéficieront d’une mise à niveau leur permettant de retrouver plus facilement un poste à la fin de leur mandat.

L’accord, qui entrera en vigueur une fois validé par les syndicats, marque aussi la fin de la crise du fait des avancées en termes d’augmentation de salaires avec notamment des hausses générales de 1,6% au 1er mars de chaque année durant la durée d’application de l’accord. À cela s’ajoutent un coup de pouce pour le salaire minimal horaire et pour les indemnités des représentants de personnel et des apprentis. Des mesures spécifiques améliorent la situation des salariés âgés, des parents de jeunes enfants et des travailleurs temporaires.

Les entreprises ont aussi obtenu plus de flexibilité dans l’utilisation des heures supplémentaires : dans les entreprises dont le niveau de production est fluctuant, en cas d’absence d’accord local, elles peuvent ainsi exiger des heures supplémentaires dans la limite d’un heure par jour et 5 heures par semaine. L’accord ajoute aussi de la flexibilité dans l’entreprise : un accord individuel ou collectif pourra également modifier ou remplacer le système salarial (ex : système de bonus) prévu par la convention collective de branche.

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