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Les grèves en France: résumé

Le droit de grève est garanti par la Constitution. Il s’agit d’un droit individuel qui s’exerce collectivement. Autrement dit il faut que plusieurs salariés décident ensemble de cesser le travail pour porter des revendications professionnelles. Un salarié seul ne peut pas faire grève sauf s’il agit dans le cadre d’une grève nationale.

Contexte

Le droit de grève est garanti par la Constitution. Il s’agit d’un droit individuel qui s’exerce collectivement. Autrement dit il faut que plusieurs salariés décident ensemble de cesser le travail pour porter des revendications professionnelles. Un salarié seul ne peut pas faire grève sauf s’il agit dans le cadre d’une grève nationale.

Le droit de grève est-il en danger?

  • Le droit de grève n’a jamais été directement remis en cause, mais la question de rendre obligatoire un service minimum dans les services publics a fait l’objet de longs débats dans les années 2000. En 2008, une loi a été adoptée pour encadrer le droit de grève dans les transports terrestres, en exigeant quatorze jours de concertation entre syndicats et direction avant le déclenchement d’une grève. De plus, chaque salarié doit se déclarer gréviste 48 heures avant le début du conflit. Cette obligation permet aux entreprises de transport de mieux informer les voyageurs et d’organiser la mise en place d’un service minimum.
  • La même année, le législateur a également imposé aux écoles d’assurer un service de garderie en cas de grève des enseignants.
  • La question de l’atteinte au droit de grève est revenue au-devant de la scène suite à deux conflits sociaux au cours desquels des syndicalistes auraient commis des délits (violence, dégradations de biens publics). Alors que les juges condamnaient habituellement de telles actions à des amendes ou des peines de prison avec sursis, un tribunal de première instance a condamné, le 12 janvier 2016, huit syndicalistes du fabricant de pneumatiques Goodyear à des peines de neuf mois de prison ferme. Une décision qui a choqué les syndicats d’autant plus que les cadres et la direction de Goodyear avaient retiré leurs plaintes dans un protocole officiel de fin de conflit. C’est donc le ministère public qui a poursuivi la procédure contre les huit syndicalistes.
  • Quelques mois auparavant, la décision prise par la compagnie aérienne Air France de sanctionner par des mises à pied et des licenciements des syndicalistes accusés d’avoir violenté deux cadres (des actions médiatisées dans une vidéo qui a été largement diffusée sur les réseaux sociaux) a également été interprétée par certaines organisations syndicales comme une volonté d’intimider les syndicalistes.

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