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3 octobre 2012

Un nouvel agenda pour la santé et sécurité au travail

L'élaboration d'une nouvelle stratégie européenne sur la santé et la sécurité au travail (SST) était au centre des débats de la réunion annuelle de l'ETUI sur la SST, à laquelle ont participé début septembre à Malte plus de 60 syndicalistes des États membres de l'UE et des pays candidats. Après plusieurs mois d’atermoiement, la Commission européenne a enfin confirmé en juin qu'une nouvelle stratégie communautaire en SST serait adoptée avant le printemps 2013. Entre-temps, la communication des priorités pour la nouvelle stratégie devrait avoir lieu au cours de l’automne 2012, suivie d'une consultation publique sur l'Internet pour recueillir les avis des organisations intéressées par le sujet, alors que pour les stratégies précédentes seuls les partenaires sociaux européens traditionnels avaient été consultés.

Les syndicats européens y participeront en veillant à défendre les priorités présentées dans la résolution adoptée en décembre 2011 par la CES sur la SST. Tout en haut de la liste des priorités syndicales, l’on retrouve la prévention des troubles musculosquelettiques et des cancers professionnels.

Les participants à la réunion de l’ETUI ont également discuté de la stratégie 2013-2020 de l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, connue sous le nom d'agence de Bilbao en référence à la ville espagnole qui l’héberge. Les syndicalistes européens veulent que des améliorations soient apportées aux campagnes européennes et aux produits d’information de l'agence de Bilbao, qui devraient davantage être adaptés aux situations des pays membres. Les participants souhaitent également plus d’informations sur les impacts économiques liés à la SST et des « points focaux » nationaux – qui coordonnent le travail de l'agence dans les Etats membres – plus respectueux du principe du tripartisme (implication des partenaires sociaux et des gouvernements nationaux).

Les participants ont également été mis au courant des développements en cours sur l'avenir institutionnel des trois agences tripartites européennes (l’« agence de Bilbao », la Fondation de Dublin pour l'amélioration des conditions de vie et de travail et le Centre européen pour le développement de la formation professionnelle - Cedefop). Les syndicats insistent à nouveau sur le respect du tripartisme dans la prise de décision au sein de ces agences, particulièrement en matière de budgets et de programmes de travail.

Certains participants ont présenté des exemples d’initiatives syndicales récentes. Ainsi, à l’initiative de deux confédérations nationales, des plaintes ont été déposées à la Commission européenne et à l'OIT – une par la confédération slovaque KOZ SR à la suite de la modification de la législation slovaque sur les services de santé au travail, l’autre par la confédération néerlandaise FNV pour non-respect d’une convention de l’OIT sur l'inspection du travail. Le FNV a également présenté un système informatisé mis à la disposition des travailleurs afin de recueillir leurs opinions et expériences en matière de SST.

La réunion a également permis de présenter les prochaines activités de l’ETUI en matière de conditions de travail et de SST. Les principaux réseaux existants (le groupe Travailleurs du Comité consultatif pour la sécurité et la santé, et les comités d'experts sur la normalisation et les produits chimiques) devraient être renforcés, et complétés par un nouveau réseau consacré aux risques psychosociaux. Les liens entre l'ETUI et les fédérations syndicales européennes sectorielles doivent être renforcés et l’institut a le projet de créer un nouveau réseau intégrant les syndicats des pays candidats.

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