European Trade Union Institute, ETUI.

Accueil > Thèmes > Santé et sécurité - Conditions de travail > Actualités > Une politique à l’abandon : le cadre stratégique pour la...

Actualités

13 juin 2014

Une politique à l’abandon : le cadre stratégique pour la santé et la sécurité au travail 2014-2020

Le 6 juin 2014, Lászlo Andor, commissaire européen aux affaires sociales, a présenté une communication présentant un « cadre stratégique pour la santé et la sécurité au travail ». Le document entérine la politique suivie par les deux Commissions Barroso depuis 2004. Il s’écarte de l’objectif d’harmonisation dans le progrès des conditions de travail dans l’Union européenne.

Les trois axes choisis par la Commission sont la priorité accordée aux petites et moyennes entreprises dans une approche dérégulationniste; l’amélioration de la prévention des maladies liées au travail et le vieillissement de la population.

Si la communication reconnaît que les maladies liées au travail entraînent près de 160.000 décès chaque annéé, dont 100.000 causés par des cancers professionnels, elle n’annonce aucun changement législatif dans ce domaine. Pourtant, la législation existante sur la protection des travailleurs contre les cancers professionnels est notoirement insuffisante. Sa révision était un des éléments les plus importants de la stratégie adoptée pour la période 2007-2012. Elle a été bloquée par la Commission. Même silence en ce qui concerne les troubles musculosquelettiques qui empêchent de nombreux travailleurs de rester actifs jusqu’à l’âge de la retraite. La proposition de directive, rédigée en 2010, n’a jamais été publiée par la Commission, ce qui suffit à bloquer l’ensemble du processus législatif. Aucune proposition concrète ne concerne les risques psychosociaux qui sont mentionnés pour la forme.

Pour sortir de l’impasse, il appartiendra au nouveau Parlement européen, à la nouvelle Commission qui sera nommée en novembre 2014 et aux États membres de relancer la dynamique de la santé au travail. Les organisations syndicales ne manqueront pas de le leur rappeler.

La Confédération européenne des syndicats a qualifié le texte de la Commission de "faible et sans substance".

En savoir plus :

Toutes les actualités