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Vers une interdiction mondiale

En dehors de l'Union européenne, l’amiante n’appartient certainement pas au passé. Les Européens ont une responsabilité particulière dans la bataille pour une interdiction mondiale de l’amiante, car le plus souvent ce sont des entreprises de ce continent qui ont développé la production et l’utilisation de l’amiante.

Les mines d’amiante du Brésil, d’Afrique du Sud, du Zimbabwe, du Québec et de nombreux autres pays ont été créées avec des capitaux européens. Les profits sont remontés vers l’Europe laissant sur place les morts et un désastre environnemental. Les groupes Turner and Newall et Etex-Eternit symbolisent l’omniprésence du capital européen dans la production et les industries utilisatrices d’amiante. Aujourd’hui encore, de nombreuses entreprises multinationales européennes utilisent un double standard : elles travaillent sans amiante en Europe et continuent à utiliser de l’amiante dans le reste du monde.

D’autre part, la gestion des déchets tend également à exporter les risques mortels vers les pays en voie de développement. Le transfert de navires bourrés d’amiante et d’autres substances toxiques vers l’Asie est une pratique fréquente. Ces navires sont ensuite démantelés dans des conditions désastreuses.

La solidarité et les actions du mouvement syndical européen constituent donc un facteur important dans les prochaines batailles pour une interdiction mondiale de l’amiante.