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23 mai 2013

Belgique : la FGTB s'inquiète de l'impact des nouvelles technologies sur le bien-être au travail

S'inspirant d'une enquête menée par le syndicat néerlandais FNV, le syndicat belge FGTB a mené sa propre enquête en ligne sur l'impact des équipements de communication électroniques (smartphones, laptops et tablettes) sur la santé des travailleurs. Près de 1.800 questionnaires ont été traités. Les résultats de l'enquête montrent que ces outils de communication ont pour effet d'atténuer la frontière entre temps professionnel et temps privé, une observation similaire à celle de l'enquête néerlandaise.

Ainsi, 60 % des répondants doivent être joignables pendant leur temps libre ou leurs déplacements de ou vers leur lieu de travail. Malgré la banalisation des outils de communication électroniques sur les lieux de travail, 68 % des répondants les considèrent comme des facteurs de stress pendant les heures de travail.

Le fait de pouvoir ramener au domicile ces équipements de travail facilement transportables a tendance à atténuer la frontière entre temps professionnel et temps privé. Ainsi, 60 % des répondants disent avoir besoin de contrôler, en dehors des heures de bureau, les messages qu'ils reçoivent à titre professionnel.

L'enquête a également sondé l'opinion des travailleurs belges sur les risques physiques liés à ces équipements. Vingt-trois pour cent des répondants estiment souffrir souvent de douleurs au niveau des mains, des poignets, des doigts, du cou, des épaules ou des bras qu'ils attribuent à l'usage de ces technologies mobiles. Également interrogés sur l'impact potentiel des ondes émises par ces outils de travail, 62 % des répondants estiment que leur santé est "peut-être bien" menacée.

Manifestement, le système traditionnel de prévention des risques est peu adapté à l'émergence de ces nouveaux risques : seulement 9 % des répondants pensent que leur employeur a mené une analyse spécifique des risques liés à ces nouvelles technologies.

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