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27 juin 2012

Le travail de nuit des femmes augmente le risque de cancer du sein - étude française

Le travail de nuit des femmes augmente le risque de cancer du sein de 30 % montre une enquête du centre de recherche en épidémiologie et santé des populations de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Déjà connus en partie, les résultats de l’étude CECILE menée entre 2005 et 2008 auprès de 2 500 femmes – 1 200 atteintes d’un cancer du sein et 1 300 indemnes – ont été publiés dans la revue International Journal of Cancer.

Les chercheurs ont examiné le parcours professionnel de chacune de ces femmes et notamment les périodes de travail nocturne et les horaires décalés. Résultats : 13 % des femmes touchées par un cancer du sein avaient travaillé de nuit à un moment de leur carrière (contre 11 % dans la population témoin). Pour les femmes ayant travaillé de nuit et en équipe, le risque de cancer du sein est augmenté de 35 %. Si cette période de travail de nuit a duré plus de 4 ans et demi, le risque est accru de 40 %.
Enfin, pour les femmes ayant travaillé de nuit pendant plus de quatre ans avant leur première grossesse menée à terme, le risque est presque doublé (+ 95 %).
En moyenne pour les femmes du groupe ayant travaillé de nuit, le risque de cancer du sein est augmenté de près de 30 % par rapport aux autres.

Selon les chercheurs, le travail de nuit perturbe le cycle circadien (sur 24 heures) qui régule de très nombreuses fonctions biologiques. L’augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes travaillant de nuit ou en horaires décalés serait liée à l’exposition à la lumière pendant la nuit, qui supprime le pic nocturne de mélatonine et ses effets anticancérigènes, à une modification du fonctionnement des gènes de l’horloge biologique qui contrôlent la prolifération cellulaire perturbés, ou encore les troubles du sommeil pouvant affaiblir le système immunitaire.Ces perturbations du rythme circadien sont déjà associées à un risque accru de troubles métaboliques et de maladies cardiaques.

Le travail de nuit est classé "probablement cancérigène" par le Centre International de Recherche contre le Cancer (Circ). Le cancer du sein touche 1 femme sur 1 000 chaque année dans les pays développés et est la première cause de mortalité par cancer chez les femmes. 53 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France.

Source: www.viva.presse.fr">www.viva.presse.fr
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