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Coûts sociaux et économiques

Avec les troubles mentaux et les maladies cardiovasculaires, les TMS représentent une des principales causes de retrait précoce de la vie active. Selon Eurostat, 40 % des maladies professionnelles reconnues dans l'Union européenne sont liées aux TMS. Ils sont la principale cause d'absence au travail (50 % de toutes les absences de plus de trois jours) et d'incapacité de travail permanente (60 %).

La majorité des épisodes douloureux induits par les TMS ont une durée de deux semaines et 20 à 40 % des travailleurs atteints connaissent de nouveaux épisodes douloureux dans l’année qui suit. Ce chiffre grimpe même à 85 % si l'on considère le reste de la vie.

Si 90 % des travailleurs retournent au travail dans les deux mois, parmi ceux qui n’ont pas repris le travail après six mois, moins de 50 % retourneront au travail. Pour ces derniers, il en résulte une perte importante de revenu qui peut pousser le travailleur et sa famille dans la précarité. Vies sociale et familiale s'en trouvent perturbées (perte d'autonomie, incapacité de s'occuper de ses proches, abandon de certains loisirs, etc.), ce qui occasionne généralement aux victimes, en plus des douleurs physiques, de la souffrance psychologique.

Ces drames personnels ont des répercussions importantes à l'échelle de la société. ll n'existe pas de chiffres précis sur le coût des TMS mais certains États membres (le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Allemagne, la Finlande et le Danemark) ont estimé qu'il se situe entre 0,5 et 2 % du PIB.

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