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Un nouveau rapport publié par l'American Federation of Labor-Congress of Industrial Organizations (AFL-CIO) examine comment les multinationales basées en Europe ont intensifié leurs investissements directs étrangers dans les Etats du sud des États-Unis au cours des 25 dernières années. Certaines entreprises respectent la liberté d'association des travailleurs, reconnaissent leurs droits syndicaux et négocient avec eux de bonne foi lorsqu’ils décident de se faire représenter par un syndicat. D'autres entreprises, par contre, portent atteinte à la liberté d'association, lancent des campagnes agressives contre les tentatives de syndicalisation des travailleurs et ne négocient pas en confiance lorsque les travailleurs optent pour se faire représenter par un syndicat.

Ce rapport élaboré par Lance Compa, expert en droit international du travail, examine les choix des entreprises européennes en matière de droits des travailleurs et présente des études de cas bien étayées dans plusieurs Etats du sud des États-Unis. Les entreprises européennes qui investissent dans le sud des Etats-Unis respectent généralement les droits d'organisation et de négociation des travailleurs. Elles s'engagent à respecter les normes fondamentales du travail de l'Organisation internationale du travail, les lignes directrices de l'Organisation de coopération et de développement économiques, les principes directeurs de l'ONU, le Pacte mondial de l'ONU et d'autres normes internationales sur la liberté d’association et la négociation collective. Toutefois, elles ne se conforment pas toujours à ces normes internationales dans leurs activités dans le sud des États-Unis.

Des études de cas portant sur des entreprises bien connues comme VW, Airbus, IKEA et d’autres moins connues comme Fresenius et Skanska sont quelques exemples de sociétés qui ont suivi des normes moins strictes dans leurs activités dans les États du Sud où les injustices raciales et les inégalités sociales qui ont prévalu pendant longtemps dans la région ont laissé la voie libre à une façon de faire du business peu scrupuleuse. Le rapport indique également clairement que les entreprises ont toujours le choix et peuvent choisir de respecter les droits de l'homme des travailleurs.

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Site de l’AFL-CIO