En France, syndicats et patronats se réunissent à nouveau ce mardi 24 novembre 2020 pour une ultime séance de négociation sur le télétravail. Les négociations ont été interrompues la veille, après plus de huit heures de discussions infructueuses. L’enjeu est important dans la mesure où l’absence d’accord laisserai la main au gouvernement, une perspective peu réjouissante selon Béatrice Clicq de Force ouvrière.

Selon la négociatrice CFDT Catherine Pinchaut, les principaux points qui font débat et sur lesquels le patronat doit "absolument avancer pour envisager un avis favorable" sont : une réglementation claire concernant l'éligibilité des postes; la motivation du refus du télétravail qui doit être écrite et non orale; et un durcissement des mesures en cas de "circonstances exceptionnelles ou de force majeure", y compris lors d’une pandémie. De son côté, le patronat avait prévenu d'emblée qu'il ne voulait pas d’un accord "normatif ou prescriptif". En l’état, le texte ne contient de fait rien sur le caractère contraignant de l’accord au niveau national – le document l'abordant sous l'angle d'accords en entreprise ou de branches. Fabris Angéi, négociateur pour la CGT, regrette qu’il n’y ait à ce stade "pas de garde-fous", ne relevant "aucun point positif" en ce qui concerne une avancée des droits des salariés.

La négociation se termine alors qu'une nouvelle allocution du chef de l'État est attendue dans la soirée, le Premier ministre Jean Castex ayant indiqué en amont aux partenaires sociaux que "le travail à domicile pour raisons sanitaires reste maintenu jusqu'au 31 décembre", propos rapportés par Yves Veyrier, le secrétaire général de Force ouvrière.

Références : France24, Le Monde

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