Parmi les nombreuses nouvelles technologies perturbatrices qui sont apparues récemment, le blockchain est celle qui a le plus de potentiel pour révolutionner profondément la société et le marché du travail. Pour être socialement acceptable, il faut cependant que la gouvernance de son architecture soit responsable et transparente - tout comme il faut donner à tous les acteurs, y compris les travailleurs, la possibilité de devenir co-créateurs de son développement technologique et de façonner sa mise en œuvre.

Cette note de prospective décrit la technologie des chaînes de production et analyse ses implications pour le monde du travail et ses utilisations possibles dans certains secteurs, y compris les chaînes de valeur. Sur une base plus expérimentale, elle examine si le blockchain peut aider à gérer les organisations syndicales, y compris les aspects liés aux membres, sans établir un "cas d'utilisation" spécifique. Enfin, cette publication met en lumière une (r)évolution à laquelle la société doit se préparer, à savoir la manière dont le blockchain et l'intelligence artificielle seront de plus en plus souvent combinés à l'avenir. Elle souligne quatre domaines importants qui doivent être pris en compte si ces technologies doivent être plus largement adoptées : la qualité des données, la protection de la vie privée et des données, la durabilité environnementale et la résolution des problèmes liés aux "contrats intelligents" et aux "organisations autonomes décentralisées".