Ce working paper livre une analyse comparative des protocoles d'accord (Memorandums of understanding, MoUs) de la Grèce et du Portugal en matière de pensions de retraite et de politiques du marché du travail. Il montre que, par rapport aux instruments précédents de gouvernance économique, les MoUs ont entrainé de bien plus grandes interférences dans la fixation des objectifs politiques, une surveillance plus étroite et une application plus stricte.

Ces trois dimensions de l'intrusion européenne dans les politiques sociales nationales ont été d’autant plus prononcées que la mise en œuvre des programmes semblait s’orienter vers un échec, que les ajustements des variables fiscales ou de compétitivité n’ont pas été apportés comme c’était prévu et que le lien avec un domaine politique donné pour ces ajustements était direct.

Même si les mesures préconisées par l'Union européenne dans les deux pays vont parfois dans la direction d'une extension du filet de sécurité sociale, la pression exercée afin de diminuer les dépenses, combinée à l'augmentation des besoins de protection sociale générés par la crise, ont au bout du compte conduit à le réduire.

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