Le présent rapport examine comment les syndicats d’Europe de l’Ouest et ceux de l’Europe centrale et de l’Est abordent la concurrence transfrontalière de plus en plus forte. Il se penche sur les stratégies qu’ils adoptent pour augmenter ou maintenir les niveaux d’emploi et améliorer les conditions de travail dans une concurrence transnationale. Si on se base sur l’exemple des relations syndicales germano-polonaises dans l’industrie automobile, on s’aperçoit que les organisations syndicales prennent des initiatives combinant des mesures nationales et transfrontalières, mais que leur engagement vis-à-vis d’une coopération transfrontalière n’en est pas pour autant garanti. La décision des syndicalistes polonais de coordonner leurs activités avec leurs homologues allemands est tributaire d’une aide des occidentaux. Pour les militants allemands, une coopération transnationale sert de prime abord l’objectif de limiter la concurrence de la main-d’œuvre polonaise meilleure marchée et s’accompagne d’une série d’activités au niveau national visant à restaurer la compétitivité des sites allemands. Le rapport soutient cependant que l’hétérogénéité des conditions sociales dans l’UE élargie augmente la propension des syndicaux d’Europe de l’Ouest à chercher des solutions de coopération.

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